Dimanche 7 Juin

Dimanche 7 Juin
Un matin je suis morte. Quelque chose qui n'est pas hors du commun, car, on apprend à l'être tous au moins une fois dans notre vie. Pour moi ce fut la première fois mais pas la dernière, je le sais. Aucune mort n'est fatale ou inattendue. Avant de mourir, on le sait, ou plutôt, nous le ressentons c'est un sentiment qui n'existe qu'a ce moment la. Peut importe la façon de notre mort ou la durée qu'elle aura à cet instant de la mort tu sais que tu meurs pour de bon. Tu peux souhaiter une deuxième chance ou partir sans regrets et tranquilliser, le sentiment à la mort ne changera pas. On dit qu'il existe des chagrins insurmontables, la mort, elle, est si différente, si douce et à la fois si rude, si chaude ou si froide, chacun peut l'expliquer de diverses façons variées, mais ce sera toujours la même chose pour tous. Pendant notre mort nous n'arrivons plus à penser comme on l'a toujours fait durant notre temps de vivant et de mammifère. C'est durant cet instant d'ailleurs que pour la première fois de ma vie, qu'aucunes pensées ne me traversèrent, jamais je ne les avais plus eut en moi. Cet arrêt de pensées est alors un si bon moment, l'esprit est vidé et la mort prend une emprise encore plus profonde sur nous. C'est le début de la mort, car chaque début continent une fin et mais chaque fin débute sur un nouveau début différent de l'ancien. Celui-ci, moi, je peux l'exprimer comme une sorte de renaissance. Mon âme ne sort pas de moi, mais reste ici, dans mon enveloppe charnelle. Seuls sont mes organes, muscles et écoulements en moi qui n'existeront plus ici. Le corps est si inutile pendant la mort, qu'on le laisse alors dernière nous. Le renouveau va bientôt débuter, je n'ai jamais été aussi prête durant ma triste existence. Je n'ai alors, aucun souffle à retenir, juste à attendre qu'il se produise de lui-même. Combien de temps ais-je attendue ? Je'n'en sais plus rien, la notion du temps disparaît juste après la pensée .Peut-être n'ai-je même pas eu à attendre, ou peut-être des années, des siècles ont eut le temps de passer et d'être vécu. Maintenant, la question que j'aimerai me poser serait de savoir pourquoi j'ai vécu. Pourquoi ou peut-être comment ai-je perdu du temps à aimer, à rire, à m'instruire puisque tout celas maintenant à disparu et ne reviendra jamais. J'ai perdu tout ce que je croyais être mes biens et ne les reverraient jamais. Aucune logique n'arrive à m'expliquer pourquoi je l'ai fait, vivre. Peut-être est-ce parce que j'y aie été forcé par la nature des choses, ou peut-être par imitation, comme vous autres qui puissiez lire ces gribouillages considérés comme des lettres inscrites à la suite, pour, assemblées, deviennent des mots puis séparés des phrases. Rien ne me l'expliquera jamais ou peut-être ne voudrais-je pas le comprendre. J'ai fais comme les autres en décidant de vivre. Celas ne m'a rien apporté et à cet instant présent ne me sert plus à rien. Mais celas m'a-t-il vraiment servi ? Etre ou me croire être cette femme que j'étais. Faire vivre et mouvoir ce corps que je pensais être à moi, seulement à moi. Penser y avoir un entier contrôle. Aujourd'hui ce corps appartient à la terre et si dieu existe, peut en faire ce qu'il veut.


~~

Viole moi, je suis si petit.
Vas y je suis impuissant, détruit moi, je ne vaut rien.
Pourquoi tu hésites? Pourquoi tu trembles? Je te le demande, si tu m'aimes, fais moi mal.
Voyons, tu le vois qu'ils nous détestent, voyons tu vois qu'on ne peut pas faire semblant, détruit moi, viole moi je t'en prie.
Tout le monde t'en crois capable, tout le monde s'illusionne sur cette voie, mais mon amour, moi je sais que je t'aime et je connais la vérité.
Allez frappe, n'hésites pas, tous les regards sont sur toi.
Tu sais que nous sommes répugnant, tu sais que c'est notre destiné à chacuns, tu dois me détester, et tu dois tellement te détester que tu dois ne plus croire en ce que tu es.
Je sais que nous souffrons, je sais, je sais, mon amour.
Je t'embrasse par le regard, on s'enlace par nos gestes lointains.
Frappe moi, une seule fois, et tout le monde t'aimera a nouveau.
Les doutes s'envoleront.
Et mon sacrifice te rendras ta vie d'avant, cette joie que j'adore tellement chez toi.
Et moi je ferais comme quand j'étais enfouis sous mes secrets, je te vénèrerais dans l'ombre.

Parce que c'est ainsi, ils t'aiment, moi il me renient, tu m'aimes, je t'aime, ils nous renient, alors ne m'aime pas, et ils t'aimeront.
Et nous serons submergés par le doute.
Mais ne te fais pas de soucis mon amour, on se retrouvera dans le royaume des grands.
Là où nos utopiques espérances nous berçaient alors qu'on se caressaient en riant, en rêvant, on s'embrassait, on s'aimait sans craintes, mais on s'aimait seuls.
On se retrouvera dans ce paradis. Et les autres danseront pour notre mariage. Parce qu'ici, il ne se passera jamais rien entre nous deux.
Les dieux ne sont pas d'accord, les amis ne sont pas d'accord, le destin n'est pas d'accord.


~~


Une certaine défaillance, un manque d'innocence.
Une vérité qui n'arrive pas à soulager.
Un jeté de liberté exhibitoire, qui foire.
Vouloir boire pour ne pas voir.
J'aimerais mieux contrôler pour arrêter de buter et de finir les mains ensanglantées.
Si je pouvais tout changer, j'aurai juste modifié son importance trop imposante.
Un espoir d'oubli, un retour en arrière qui n'arriverait qu'à me rendre chaire souillée enterrée.
Si seulement tu ouvrais tes yeux, si tu pouvais te douter de tout ce que tu arrives à causer.
J'ai exagèré, je n'ai pas laisé, j'ai abandonné, je me suis laisser manipulée, j'ai même prier.
Avec résiliations, j'essaye toujours de tout arrêter mais rien n'y fait.
J'ai failli tout abandonner pour me retrouver encore plus paumée.
Les artifices n'ont fait de moi qu'un objet de désir qui n'a servi qu'à remplir des vides.
On m'a remplacé, ça a tué une partie de moi, un endroit qu'on n'avait pas le droit.
J'ai essayé, comme d'autres, d'être un peu plus que je ne suis, et cela n'a porté qu'à me nuire.
Une fierté mise en poussières par un manque de lumières.
Provoquer la mort, essayer d'enfouir le malheur à l'aide de douleur.
J'en pleure, il en pleut, j'en reveux pour un adieu.


~~

~
Après maintes reprises je pense avoir réussie.
Ca a été dur, mais je pense que c'est fini.
Je ne suis plus, j'ai perdu et pourtant bien gagné.
Tout est si fraîs.
Sans cet individu, je ne suis plus à nue.
Le sang a terminé sa croisée et maintenant j'aurais l'éternité pour cicatriser ces plaies.
Ardues.
N'osez plus m'approcher, je ne suis plus qu'à délecter.
Cueillez les restes pour refaire renaître.
Je suis lassée d'avoir à supporter les cris intérieurs bondissants de mon coeur.
Torturer, torpiller, ne plus aimer.
Le choc paraît si insurmontable qu'après j'en serais imbattable.
Tout, tout parsemé de regrets.
J'aurais vendu mon âme pour ne pas à avoir à te rencontrer.
Sans, le noir a prit une autre teinte.
Avant il était sale mais agréable, aujourd'hui il n'y a que la saleté d'incrustée et jamais nettoyée.
Donne moi la force, la force de faire un deuil.
L'orgeuil mêne à l'injouissance.

# Posté le dimanche 07 juin 2009 09:28

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 17:50